3/1. Vos premiers connecteurs

Qu’est-ce qu’un connecteur

Un connecteur, c’est un serveur MCP installable en un clic. Le protocole MCP lui-même sera détaillé dans la leçon suivante ; ici, on se concentre sur le résultat concret : donner à Claude un accès direct à des applications comme Google Agenda, Gmail ou Notion, pour qu’il puisse y lire des informations et y agir à votre place.

Les connecteurs fonctionnent de façon identique dans Chat, Cowork et Code.


Ajouter un connecteur

Dans Customize > Compétences > Connecteurs, deux options :

  • Ajouter un connecteur personnalisé — pour des intégrations sur mesure (vu plus tard dans le module)
  • Parcourir les connecteurs — un catalogue prêt à l’emploi (Gmail, Google Calendar, Google Drive, Notion, Figma, Slack, etc.)

Exemple : connecter Google Calendar

  1. Parcourir les connecteurs > Google Calendar > Plus
  2. Connexion au compte Google, sélection de l’agenda
  3. Choix du périmètre d’action : lecture seule ou lecture + écriture
  4. Pour chaque catégorie, deux réglages possibles : « Ne jamais demander d’autorisation » (adapté à la simple lecture) ou « Toujours demander l’autorisation » (recommandé dès qu’il s’agit d’agir dans l’application)

⚠️ Limite actuelle : un seul compte Google connecté à la fois pour Google Calendar (comme pour Gmail ou Notion). Impossible de connecter plusieurs agendas de comptes différents. Cette limite est amenée à évoluer.


Portée de l’activation : globale, pas par conversation

Point important à bien comprendre : désactiver un connecteur le désactive pour toute l’application Claude, pas seulement pour la conversation en cours. À l’inverse, l’activer dans une conversation ne le réactive pas automatiquement dans les nouvelles conversations : il faut y penser à chaque fois qu’on le désactive puis souhaite le réutiliser.

⚠️ Conséquence à surveiller : si une tâche planifiée (Scheduled, dans Cowork) a besoin d’un connecteur que vous avez désactivé entre-temps au niveau de l’application, elle échouera. C’est une limite d’expérience utilisateur à garder en tête.


Utiliser un connecteur : exemple Google Calendar

Une simple instruction en langage naturel suffit : « Va dans mon agenda Google et ajoute-moi un événement demain à 18h : maintenance du site de Michel. »

Ce qui se passe alors :

  • Un indicateur « Loading tools » apparaît, cliquable pour voir le détail de l’outil utilisé (ici Create a calendar event) — utile pour comprendre ce qui se passe, sans avoir à lire du code.
  • Une demande d’autorisation s’affiche avec trois choix : Toujours autoriser, Autoriser une fois, Refuser. En cliquant sur Toujours autoriser, cette action précise (créer un événement) ne redemandera plus confirmation — mais uniquement dans la conversation en cours.
  • Si le résultat ne convient pas (trop ou pas assez d’informations dans l’événement, ton à ajuster, émoji ou non…), il suffit de le demander en langage naturel : tout est personnalisable.

Modifier un événement existant utilise un outil différent (Update a calendar event), qui redemande donc sa propre autorisation la première fois.

Petite pastille rouge dans le fil d’exécution : signale qu’une erreur est survenue à une étape (Error occurred during tool execution). L’IA retente généralement une approche différente et y parvient à l’étape suivante — cliquer sur l’étape donne le détail, même sans lire le code, souvent suffisant pour comprendre ce qui s’est passé.

Cas d’usage à retenir : dès qu’il s’agit de créer plusieurs événements d’un coup (5, 10, 15…), Claude est nettement plus rapide qu’une saisie manuelle.


Connecteurs Web vs MCP locaux

Les connecteurs installés « en un clic » (Google Calendar, Gmail, Notion…) sont des connecteurs Web : ils apparaissent dans le menu correspondant et sont disponibles aussi depuis l’application mobile, puisqu’ils ne dépendent pas d’un PC en particulier.

Les serveurs MCP plus personnalisés, installés localement sur votre machine, apparaissent séparément dans la partie Bureau. Fondamentalement, ce sont les deux la même chose (des serveurs MCP), mais leur mode d’accès diffère.


Gérer les outils d’un connecteur en détail

Dans Customize > Connecteurs > Gérer les connecteurs, chaque connecteur expose la liste de ses outils, répartis en deux catégories :

  • Outils en lecture seule — réglés par défaut sur Toujours autorisé, car jugés non sensibles (gain de temps).
  • Outils d’écriture / suppression — réglés par défaut sur Nécessite une approbation.

Chaque outil est personnalisable individuellement (toujours autorisé / nécessite une approbation / bloqué), et un réglage global permet de basculer « Toujours autoriser pour tout le monde » — c’est-à-dire pour l’ensemble de l’application, plutôt que juste pour la conversation en cours.

C’est un arbitrage personnel entre gain de temps et tolérance au risque : rien n’empêche de tout mettre en « toujours autorisé », mais mieux vaut le faire consciemment.


Exemple Gmail

Une fois Gmail connecté, Claude peut par exemple retrouver un ancien e-mail archivé (recherche en langage naturel, plusieurs mois en arrière) sans redemander d’autorisation — parce que la lecture est en toujours autorisé par défaut.

Claude peut aussi rédiger des e-mails à votre place : dans ce cas, il les laisse en brouillon. Cas d’usage possible avec une tâche planifiée : générer automatiquement des brouillons de réponse à tous les mails non lus.


Exemple Notion

Connexion identique aux précédentes (authentification via navigateur). Une fois connecté :

  • Créer une page : demander à Claude de rédiger un article complet et de le pousser directement dans une nouvelle page Notion fonctionne en une seule instruction. Claude fournit ensuite un lien direct vers la page créée — un confort qu’il applique aussi avec d’autres outils (WordPress y compris).
  • Créer une base de données : par exemple une checklist de maintenance WordPress. Sans instructions précises sur le contenu attendu, le résultat peut être surdimensionné (trop d’items, mauvais type de vue) — la qualité du résultat dépend directement de la précision du prompt, pas d’une limite de l’outil.

Notion étant gratuit en usage personnel et très bien exploité par Claude (pages, commentaires, bases de données complexes gérées de façon programmatique), c’est une combinaison particulièrement efficace à envisager comme espace de travail.


À retenir

  • Un connecteur = un serveur MCP en un clic, disponible dans Chat, Cowork et Code.
  • Activer/désactiver un connecteur agit sur toute l’application, pas sur une seule conversation — attention aux tâches planifiées qui en dépendent.
  • Toujours distinguer les outils de lecture (souvent sans risque) des outils d’écriture/suppression (à valider consciemment).
  • Le niveau de détail et de personnalisation du résultat dépend de la précision du prompt, pas d’une limite technique du connecteur.