Attendez. Avant d’avancer dans cette formation, faisons une pause pour aborder un sujet très important. Ce sujet, on va l’appeler ensemble le réflexe Claude.
Le principe
Le principe est simple. Le but est de vous donner un maximum d’autonomie vis-à-vis de ces nouveaux outils de travail. Donc, le modèle mental le plus important à garder en tête pour pouvoir continuer de progresser dans cette formation, c’est d’avoir le réflexe d’avoir toujours Claude ouvert sur un écran, notamment si vous avez un deuxième écran, ce qui est fortement recommandé — c’est très pratique pour travailler avec de l’IA.
Vous avez toujours Claude ouvert dans un coin, et dès que vous avez un blocage, quel que soit le sujet, vraiment n’importe quel sujet, vous devez avoir le réflexe d’utiliser Claude. C’est pour ça qu’on appelle ça le réflexe Claude. Bien sûr, plus tard, on pourra appeler ça le réflexe Gemini ou ChatGPT si jamais il y a, par exemple, une interface qui change un petit peu. Les mises à jour sont quasi quotidiennes : un nouveau menu, un menu déplacé, une nouvelle fonctionnalité. Vous pourriez utiliser le réflexe Claude si jamais vous êtes bloqué quelque part dans WordPress.
Exemples concrets
Petites marges dans WordPress. J’ai eu récemment des petites marges qui m’embêtaient, et je voulais bosser sur autre chose en même temps sur l’un de mes autres écrans. Je suis allé demander à Claude, et il m’a dit : « Ce n’est pas compliqué, c’est juste tel réglage dans tel bloc. » Il m’a trouvé ça en quinze secondes.
Apprendre Make. J’ai appris à utiliser Make, le logiciel d’automatisation comme Zapier ou n8n, grâce à Claude — je n’ai pas suivi de tutoriels, et ça a très bien fonctionné.
Le terminal (PowerShell). Vous serez peut-être confrontés, au fur et à mesure de la formation, à un terminal sur Windows (PowerShell). La première fois qu’on ouvre un terminal, ça fait très peur. Mais utiliser un terminal quand on a Claude sur son deuxième écran, c’est très facile : il donne des instructions à copier-coller, vous les collez, vous lui faites une capture d’écran pour lui dire où vous en êtes, il analyse la situation et vous explique, puis vous récupérez une nouvelle instruction, et vous avancez comme ça. Apprendre à utiliser un terminal devient beaucoup moins impressionnant avec Claude.
Ce que couvre le réflexe Claude
C’est tout ça, le réflexe Claude : le réflexe pédagogique, le réflexe vis-à-vis de vos blocages dans le travail, le réflexe pour apprendre à utiliser un nouvel outil impressionnant comme un terminal. Et c’est un réflexe également vis-à-vis de cette formation elle-même, puisqu’à un moment, un menu va changer de place — ça change tout le temps, ça avance vite. L’idée : ne jamais rester bloqué. Prenez l’habitude de faire des captures d’écran ou de demander à Claude, et vous pourrez toujours avancer et débloquer pratiquement toutes les situations.
Copier les leçons dans Claude
Une fois ce réflexe en place, il y a une fonctionnalité importante dans cette formation : la possibilité de copier les leçons. Chaque vidéo a été transcrite intégralement, et un bouton en bas de chaque leçon permet de copier cette transcription (tout le contenu de la vidéo sous forme de texte) pour la coller dans Claude.
Cette fonctionnalité permet de sortir du cadre strict de la formation et de faire de la formation continue de son côté, avec Claude. Trois usages recommandés :
1. Approfondir des notions
Copier une leçon, la coller dans Claude, et poser des questions sur les concepts mal compris. Le support reste disponible, mais prenez le réflexe de solliciter Claude en premier dès qu’un point n’est pas clair — et si l’explication ne suffit toujours pas, demandez-lui d’expliquer différemment.
2. Générer des QCM
À partir de n’importe quelle leçon copiée-collée, demander à Claude de générer 10, 15 ou 20 questions pour vérifier sa propre compréhension. Si les questions sont trop avancées, pas assez, ou mal formulées, on peut demander à Claude de les ajuster.
3. Le prompt escalation (escalation prompting)
Cette astuce peut porter différents noms selon où vous l’avez rencontrée, mais le principe reste le même : créer des niveaux ou des paliers, et dire à Claude : « Voici la leçon — c’était le niveau 0 ou niveau 1. Maintenant, passons au niveau supérieur : donne-moi une réponse de niveau 2, puis niveau 3, niveau 4. »
Le but est de forcer Claude à s’auto-évaluer et à aller plus loin que son premier résumé ou sa première synthèse. On peut continuer à lui demander « va plus loin », puis lui demander des astuces avancées : « Qu’est-ce que cette leçon ne dit pas que je devrais savoir ? », ou encadrer la demande en précisant le niveau visé (« cette leçon est pour débutants complets, mais je suis un professionnel de l’IA — je veux les astuces les plus avancées possibles »).
C’est ce qu’on appelle l’escalation prompting (ou prompt escalation), et il peut s’appliquer tout au long de la formation, à chaque leçon — en particulier les plus théoriques ou les plus pratiques. Les ramifications possibles sont sans fin : chaque leçon pourrait, à elle seule, déclencher 10, 15 ou 20 heures de formation continue si on pousse assez loin. C’est à chacun de borner l’exercice selon ses besoins.
À vous de jouer
Dès la prochaine leçon, testez : copiez la leçon, faites de l’escalation prompting dans Claude, et essayez d’aller plus loin que le contenu de la leçon en lui demandant une réponse de niveau 2.