3/3. Deux méthodes simples pour connecter WordPress et Claude

Vue d’ensemble

Cette leçon présente trois méthodes pour connecter WordPress à Claude, à titre d’échantillon représentatif — d’autres hébergeurs et extensions permettent d’obtenir des résultats équivalents.

  • Méthode 1 — serveur MCP côté hébergeur (exemple : Copilhost)
  • Méthode 2 — plateforme tierce avec serveur MCP personnalisable (OttoKit)
  • Méthode 3 — extension locale/proxy (Novamira), détaillée dans la leçon suivante

Les méthodes 1 et 2 reposent toutes les deux sur un serveur distant : une simple URL à coller comme connecteur personnalisé dans Claude, sans rien installer. La méthode 3 est un serveur proxy : elle nécessite d’éditer un fichier de configuration JSON et d’installer Node.js sur le PC.

Méthode 1 : serveur MCP côté hébergeur (Copilhost)

Copilhost est un hébergeur WordPress managé (plateforme française, infrastructure Google Cloud + Cloudflare Enterprise) qui propose un serveur MCP natif, à trois niveaux :

  • Par site — expose uniquement les outils du site choisi
  • Par cloud — expose tous les sites d’un même cloud d’hébergement
  • Par compte — expose tous les clouds, donc tous les sites du compte

Avec un serveur MCP à l’échelle d’un cloud ou d’un compte, l’IA doit identifier elle-même le bon site avant d’agir. En pratique, elle précise systématiquement sur quel site elle travaille et demande confirmation si besoin.

Mise en place

  1. Dans le panneau Copilhost, ouvrir le site concerné puis le menu Serveur MCP, et l’activer
  2. Copier l’URL générée (certains serveurs incluent déjà un token d’authentification dans l’URL, sans étape de validation supplémentaire)
  3. Dans Claude : Customize > Connecteurs > Ajouter un connecteur personnalisé
  4. Coller l’URL, donner un nom explicite (ex. « site démo »), valider

Le site apparaît alors dans la liste des connecteurs Web, avec tous ses outils exposés.

Outils statiques vs outils dynamiques

La plupart des logiciels exposent une liste d’outils fixe. WordPress est différent : chaque extension installée peut ajouter de nouveaux outils. Pour gérer cette variabilité, le serveur MCP expose des outils « méta » : « discover abilities », « get ability », « execute ability ».

Ces outils permettent à l’IA de découvrir dynamiquement les capacités ajoutées par les extensions du site — la liste visible dans le connecteur n’est donc pas figée ni exhaustive.

Avantage clé : les outils côté hébergement

Un serveur MCP placé au niveau de l’hébergeur donne accès à des actions qu’aucune extension WordPress ne peut exposer seule : statistiques du site, informations de base de données, liste des sauvegardes, création d’un site de test, duplication d’un site, déclenchement d’une sauvegarde avant modification, gestion de la zone DNS, etc.

C’est, par construction, le serveur MCP le plus complet : il expose à la fois les outils d’hébergement et, de façon descendante, tous les outils ajoutés par les extensions du site (y compris une extension comme Novamira si elle est installée).

Méthode 2 : plateforme tierce avec serveur MCP personnalisable (OttoKit)

OttoKit (anciennement SureTriggers) est une plateforme d’automatisation pour WordPress, avec un plan gratuit, pensée comme alternative pour qui n’est pas hébergé chez un hébergeur proposant un serveur MCP natif.

Mise en place

  1. Installer et activer l’extension OttoKit sur le site WordPress
  2. Créer un compte OttoKit (gratuit), valider l’adresse e-mail
  3. Autoriser la connexion entre le compte OttoKit et le site WordPress
  4. Dans OttoKit, menu MCP, créer un serveur et lui donner un nom (ex. « site démo »)
  5. Dans Manage Tools > Add MCP tools, rechercher une extension (ex. FluentCRM) et sélectionner les outils à exposer

Si l’extension recherchée n’est pas installée sur le site, OttoKit le détecte et propose de l’installer directement.

  1. Copier l’URL du serveur MCP
  2. Dans Claude : Connecteurs > Ajouter un connecteur personnalisé, coller l’URL, nommer (ex. « site démo OttoKit »)

Une fois connecté, les outils apparaissent avec un préfixe par extension (ex. « fluentcrm »), en plus des outils propres à OttoKit lui-même (également pilotable par IA).

Ce que ça permet

OttoKit a pris les devants en créant lui-même des outils pour de nombreuses extensions populaires (FluentCRM, Fluent Forms, Gravity Forms, etc.) qui n’exposent pas nativement leurs propres capacités à une IA. Exemple testé avec FluentCRM : ajout de contacts, recherche, segmentation, création de templates, envoi de campagnes e-mail, ajout de notes internes — soit un pilotage par IA de l’e-mail marketing du site.

Limites face à un serveur MCP côté hébergeur

OttoKit n’expose pas les actions de plus bas niveau côté hébergement (sauvegardes, DNS, base de données brute, etc.). Sa force réside ailleurs : la couverture déjà construite d’un grand nombre d’extensions WordPress populaires, disponible immédiatement sans configuration supplémentaire.

Méthode 3 (aperçu) : Novamira, un serveur local/proxy

Troisième méthode, indépendante de l’hébergeur utilisé : l’extension Novamira, qui donne à l’IA un accès direct à WordPress (base de données, fichiers, PHP natif) via un serveur MCP local ou proxy. Sa mise en place — édition du fichier de configuration JSON, installation de Node.js — est détaillée dans la leçon suivante.

Point de vigilance (vérifié, non mentionné dans la leçon) : Novamira est explicitement présenté par son éditeur comme destiné aux environnements de développement et de préproduction, pas aux sites en production. À garder en tête avant de l’installer sur un site actif.

À retenir

  • Un serveur MCP côté hébergeur (Copilhost et équivalents) est la solution la plus complète quand elle est disponible : elle cumule les outils d’hébergement et ceux des extensions du site.
  • Une plateforme tierce comme OttoKit comble l’absence d’un tel hébergeur, avec une couverture déjà large d’extensions populaires — au prix d’un accès moins profond côté serveur.
  • La troisième méthode (Novamira) fonctionne quel que soit l’hébergeur, mais demande une installation locale — à réserver, selon l’éditeur, aux environnements de test.